mardi 22 novembre 2016

S.O.S. PEAUX ASSOIFFEES

Savez-vous différencier une peau sèche d'une peau déshydratée ? 

La peau sèche est constitutive, génétiquement programmée. C'est un type de peau. Son état varie peu au cours de la vie. Un peu avec les fluctuations hormonales, un peu avec le climat, un peu avec l'âge. 
Elle est notamment caractérisée par une sécrétion de sébum insuffisante et une barrière cutanée déficiente. Ce manque de lipides (de gras) la rend perméable et l'eau s'évapore. La peau sèche est donc aussi souvent déshydratée. Elle manque à la fois de gras et d'eau. Elle est terne, un peu rêche, parfois désquamante (le fameux effet "peau de crocodile sur les jambes), parfois sensible, rougissante. 

La peau déshydratée est un état. Et cet état est indépendant du type de peau. Il peut concerner tout le monde, ponctuellement ou quotidiennement. Vous pouvez avoir la peau grasse, luisante de sébum donc sans manque apparent de lipides, mais déshydratée, en manque d'eau. Vous pouvez avoir la peau sèche et déshydratée en temps normal mais tout à fait bien hydratée sous  climat tropical. 
La peau déshydratée manque d'eau et donc de "rebond". Elle se marque facilement (les agaçants "plis de l'oreiller", les énervantes ridules éphémères de déshydratation...). Elle est un peu terne mais en général sans desquamer comme le font parfois les peaux sèches. Et elle est inconfortable : vous ressentez qu'elle tiraille un peu, surtout après la douche ou le démaquillage.

D'où vient cette déshydratation qui nous concerne tous ? Notre corps ne manque pourtant pas d'eau car nous en sommes constitués à près de 70% ! Mais de nombreux facteurs peuvent empêcher celle-ci de se fixer normalement dans la peau :
  • Des facteurs extérieurs (froid, climatisation, vent, pollution, tabac, alcool...)
  • Des facteurs émotionnels comme le stress ou la fatigue,
  • Des médicaments, notamment certains anti-acnéiques,
  • Des produits cosmétiques non adaptés, des produits de ménage trop détergents...


Il y a une marque de soin dont je trouve l'approche hydratation particulièrement pertinente, c'est Bioderma. Parce qu'ils ont une vision biologique. Et que je suis moi-même biologiste de formation, donc forcément, ça me parle. :)

Concernant l'hydratation, ils essayent de mimer ce qu'il se passe naturellement dans l'épiderme. De donner aux cellules cutanées les moyens de se débrouiller toutes seules, en régulant les mécanismes d'hydratation au-delà d'un simple apport d'eau et de gras pour cacher la misère. En s'attaquant aux causes biologiques de la déshydratation et pas uniquement à ses symptômes.

Dans les 2 nouveaux soins visage Hydrabio de Bioderma, vous trouverez :
  • De l’extrait de pépin de pomme qui stimule la synthèse des Aquaporines AQP3. Ce sont ces petits canaux qui permettent à la peau de circuler d'une cellule à l'autre. Il y en a 13 chez l'Homme (ou peut-être plus, car leur découverte est récente) et leur étude par le Dr Peter Agre a été récompensée par un Prix Nobel de Chimie en 2003, ce qui vous laisse imaginer leur importance et la raison pour laquelle la recherche Bioderma s'en est inspirée pour créer ses soins hydratants ! 
  • De la vitamine PP qui consolide le "ciment" de la barrière cutanée en stimulant la synthèse de lipides. Un effet "enduit" qui permet de limiter l'évaporation de l'eau. Ce que ne nous dit pas Bioderma, mais que moi je sais et que je m'empresse de partager avec vous, c'est que la vitamine PP, appelée aussi vitamine B3 ou niacinamide, n'est pas que relipidante. Elle est aussi éclaircissante et apaisante. 
  • De la vitamine E, antioxydante. Actif qui a fait ses preuves, vous la connaissez, RAS. 
  • De l'acide salicylique qui élimine en douceur, jour après jour, le voile terne en surface de la peau. Cousin de l'aspirine, c'est un faux-jumeau des fameux acides de fruit à effet "peau neuve" dont je vous parle régulièrement ici. 
  • Et last but not least, des émulsionnants qui donnent à ces soins une structure "lamellaire". C'est un peu compliqué à vous expliquer, mais disons que cette structure très particulière est similaire, biologiquement parlant, à la manière dont s'organisent les lipides de la peau, et permet ainsi aux actifs qu'elle véhicule d'être mieux diffusés à travers l'épiderme, d'y conserver l'eau plus longtemps, tout en respectant totalement les peaux dont la barrière cutanée est fragilisée.

Pour les peaux normales à mixtes, ou les peaux grasses en hiver, Hydrabio Gel-Crème permet d'hydrater sans surgraisser. La formule est légère, ultra-fraîche, désaltérante, un vrai bonheur à appliquer.

Pour les peaux sèches et sensibles, ce sera Hydrabio Crème. Un soin ferme et enveloppant comme je les aime, confortable mais non gras. Je l'ai déjà adopté !

Pour le démaquillage de votre peau déshydratée, vous éviterez s'il vous plaît les formules qui se rincent. Choisissez une eau micellaire (Hydrabio H2O de Bioderma par exemple) pour les peaux normales à grasses ou un lait (Hydrabio Lait) pour les peaux sèches.

J'espère que vous y voyez un peu plus clair et que vous savez maintenant si vous avez la peau 'sèche', 'déshydratée' ou 'sèche et déshydratée', et comment en prendre soin ! :)


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dimanche 20 novembre 2016

GROSSE FATIGUE -_-

Je ne vais pas vous en faire la démonstration scientifique par le raccourcissement des jours, la maussadité du temps et l'éloignement des repos d'été parce que vous le savez déjà, le ressentant clairement au fond de vous-même : P** QU'ON EST FATIGUES EN CE MOMENT !! Tous autant que nous sommes. 


Alors moi j'ai sorti l'artillerie lourde.
  1. J'essaye de ne pas me coucher trop tard. Et de m'endormir vite. Malgré le surmenage et le stress intenses de mes derniers jours (#soupir).
  2. Je sors en journée même s'il fait gris, même s'il fait froid et MÊME s'il flotte. Pour profiter des bienfaits de la lumière sur l'humeur et l'énergie.
  3. J'ai recommencé à utiliser la Luminette 20 minutes chaque matin, pour faire croire à mon cerveau, grâce à la luminothérapie, qu'il est en plein été. Tant pis si je ressemble à un extra-terrestre arc-en-ciel. (> ma revue de l'an passé ici).
  4. J'ai racheté un Eveil Lumière de Philips pour me réveiller graduellement avec un faux lever de soleil, parce que celui que j'avais depuis au moins... pfiou... 10 ans si ce n'est plus a rendu l'âme et qu'un réveil sans Eveil Lumière, c'est comme un automne sans potimarron. En plus le petit nouveau est quand même vachement plus compact et joli que l'ancien-si-laid-qu'il-en-devenait-presque-vintage-chic.
  5. Je fais une cure de Magnesium Salus (c'est moche mais c'est bon - chez Naturalia et Bio C Bon).
  6. J'essaye de manger mes 5 fruits et légumes par jour pour leurs vitamines, minéraux et tout le tralala. De saison, bien sûr, car la Nature est bien faite et ce n'est pas un hasard si en ce moment on a plus besoin de patates et de courges que de mûres et de tomates. Et je n'oublie pas de boire, aussi. De l'eau, du citron pressé / miel / eau tiède comme les stars, des infusions...
  7. Je limite le café à 2 tasses par jour, pour ne pas entretenir ma dépendance à cet excitant et essayer de trouver les ressources d'énergie en moi-même.
  8. Je me dis qu'il faudrait que je reprenne le yoga mais là tout de suite je n'ai pas le temps, ça attendra quelques jours.
  9. Entraînée par Mme Beauté qui passait quelques jours à Paris, j'ai fait un massage énergisant et déstressant chez Lanqi, le "Guasha", ce qui signifie littéralement "gratter la fièvre". Un massage où on te masse le corps en partie avec les mains, en partie avec une corne. Et comme je connais un peu la Mme Lanqi en question, j'ai eu droit à quelques conseils pour "déshumidifier" le corps et à du concombre amer de son jardin, à laisser infuser dans une grande tasse chaque jour pour drainer et relancer la machine. Un jour je partagerai ici quelques conseils avisés de Lanqi mais avant cela il faut que je retrouve le carnet où je les avais tous notés il y a plusieurs mois déjà. :/
  10. Je fais de la ronron-thérapie avec ce pot de colle qu'est Doups, le chat que je catsitte en ce moment, très sympa mais très très très demandeur de câlins, pire qu'un enfant, toujours dans mes pattes - même quand je me brosse les dents, mais aussi (et c'est ça qui compte ces jours-ci) toujours prêt à ronronner, ce qui fait du bien au moral, c'est prouvé scientifiquement !
Et vous, c'est quoi vos astuces anti-fatigue de novembre ?
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lundi 7 novembre 2016

LE MATCH DES FONDS DE TEINT "CUSHION CREAM" : SHU UEMURA vs LANCOME vs SEPHORA

Il y a près de 2 ans débarquaient en France les "cushion creams", ces fonds de teint nouvelle génération qui rappellent un peu les tampons encreurs de nos années de maternelle. 

(la Miracle Cushion de Lancôme aux rayons X)

Ils venaient de Corée (comme d'hab, quel ennui... on aimerait des innovations d'autres pays !), et c'était Lancôme qui avait dégainé le premier dans notre cher pays La France (remember).

Le rendu de ces cushion fonds de teint est censé être tout en transparence, en naturel (peu de poudre, couvrance légère à moyenne) et en glowy (effet légèrement humide). Genre "vent de fraîcheur sur mon teint". Et leur couvrance est modulable : si ce n'est pas assez, vous en rajoutez (par exemple sur la zone T, souvent moins présentable).

(petite réflexion en passant : QUI a décrété que c'étaient des "creams" ?? ça n'a pas grand chose d'une crème, ce sont des fluides très liquides teintés -_-)

J'ai essayé 3 cushion creams : la Lancôme, vendue à 45€, la Shu Uemura à 49€ et la Sephora à moins de la moitié du prix des deux précédentes, 19,95€.

J'étais curieuse de savoir si la qualité justifiait le prix, d'autant plus que j'avais démarré par la Sephora cet été et que je la trouvais plutôt pas mal.

J'ai donc testé les 3 en parallèle pendant plusieurs jours.

Et dès la 1ère application de chacune d'entre elles, j'ai su que je n'aurai pas la réponse à ma question.

PARCE QU'ELLES SONT TROP DIFFÉRENTES.

La Sephora est très légère, bien adaptée aux beaux jours quand le teint est déjà naturellement unifié par le hâle, top quand on veut juste parfaire ce dernier avec beaucoup de naturel et de discrétion. Même les hommes peuvent l'adopter, on ne soupçonnera pas qu'ils ont triché. En un seul geste, un seul passage sur le visage. Pratique, rapide, efficace, insoupçonnable. Bien sûr, si vous avez de gros défauts de peau à masquer, n'y pensez même pas. 


La Shu Uemura est assez couvrante. Tellement que j'en étais surprise, moi qui imaginais toutes les cushion creams ultra-légères. Il faut la travailler un peu. Elle masque bien les imperfections, elle unifie parfaitement le teint, et elle est bien adaptée à l'automne / hiver car elle n'est pas du tout matifiante donc ne présente pas de risque d'assécher ou de marquer les ridules de déshydratation. Elle laisse l'épiderme assez "vivant", moins figé qu'avec un fond de teint classique. Elle plaira aux control freaks de l'unification mais probablement pas à celles de la matité.


Le rendu de la Lancôme est mi figue, mi-raisin. Entre les deux précédents. Une bonne moyenne. A mon avis, l'incarnation de la cushion cream, ce dont on attend d'une cushion cream sur le papier (en tous cas comment moi je l'avais compris). Elle a une couvrance légère + (ou moyenne - :p), elle unifie facilement, pas en un seul geste mais presque, elle a un effet glowy mais moins que la Shu Uemura, elle tient bien dans la journée... Elle devrait ne déplaire à pas grand-monde. Alors que les 2 autres me semblent plus affirmées dans leurs caractéristiques.


Pour conclure : une cushion cream ne ressemble pas forcément à une autre. Nous en avons ici 3 pour 3 besoins différents. Et si vous en avez testé également, je vous invite à élargir le banc d'essai en décrivant le rendu de la vôtre en commentaire !

Miracle Cushion de Lancôme, 45€ (recharge 35€)
Blanc Chroma Cushion de Shu Uemura, 49€
Wonderful Cushion de Sephora, 19,95€

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jeudi 3 novembre 2016

COMMENT J'AI SAUVÉ MA PEAU BRÛLÉE AU SECOND DEGRÉ AVEC DE LA CIRE DÉPILATOIRE

(je vous ai entendus dire "ouch")
(oui ça fait mal)
(mais reprenons dans l'ordre, shall we ?)


Un dimanche matin, j'ai fait chauffer au micro-ondes ma Cire Divine Nair, celle à laquelle je suis fidèle depuis mon stage de fin d'études au labo Santé Beauté qui détient cette marque parce que je n'ai jamais trouvé mieux, et au bout d'une minute environ, elle a commencé à sentir le cramé. C'était seulement la 2ème fois que je l'utilisais, il y en avait encore presque à ras bord, et ça m'a surpris parce que d'habitude elle met bien plus de temps à chauffer.

Moyennement réveillée, je l'attrape pour voir ce qu'il en est, et comme le micro-ondes est placé un peu en hauteur et que la cire était beaucoup plus liquide que ce à quoi je m'attendais, ça n'a pas loupé, j'en ai mis partout.

Sur le plan de travail, sur les façades des meubles, sur la parquet... Sur mon pouce.

Environ 2 cm sur 3 de cire brûlante sur le pouce gauche.

Alors oui, ça fait mal, mais le plus douloureux c'est de prendre une décision cruciale en quelques millisecondes :
  • Option A : je laisse la cire refroidir. Cela reviendrait à l'arracher quand elle aura bien bien bien adhéré à la peau qui elle-même, sous l'effet de la brûlure, aura eu le temps de se décomposer.
  • Option B : je l'arrache tout de suite tant que la peau est encore à peu près dans son état normal.
(je précise que ce n'était pas de la cire orientale au sucre ou miel et qu'elle ne se dissout donc pas dans l'eau)

J'ai choisi le petit B. Bonne ou mauvaise solution, je n'en sais rien mais j'ai eu 3 millisecondes pour réfléchir et c'est ce que mon cerveau m'a instinctivement dicté.

J'ai tiré sur la plaque de cire le plus rapidement possible.

L'intégralité de l'épiderme est parti avec. L'épiderme, vous savez, la couche supérieure de la peau, celle qui pèle et se renouvelle en 4 semaines.

J'avais donc vue directe sur mon derme, bien rouge comme le steak saignant qu'on nous sert au restaurant. Vision d'horreur. Halloween en avance.

Que fait-on après ça ? On applique du lait, du gras ? C'était une brûlure importante - pas quand même suffisamment pour aller aux urgences (j'ai vérifié sur Internet), mais je ne voulais pas faire n'importe quoi. 

Premier (bon) réflexe : le 15-15-15. 15 minutes sous de l'eau froide (15°) à 15 cm de la brûlure.

Ce qui va limiter l'ampleur de la brûlure, soulager, c'est la règle n°1 à suivre quand on se brûle.

Puis coup d’œil sur la notice de la cire épilatoire : aucune indication du protocole à suivre en cas de brûlure, aucun numéro de téléphone clients. Alors que c'est un accident domestique qui arrive souvent, non ? En revanche, ils écrivent bien partout en gros de faire attention à ne pas surchauffer la cire, de la laisser poser 3 minutes au micro-ondes après chauffage avant de l'utiliser, de ne pas placer la cire au milieu du plateau tournant mais en décalé (vous saviez ça, vous ?)... Mais RIEN sur la démarche à suivre si on se brûle.

La main gauche sous le robinet d'eau, je tape tant bien que mal "brûlure cire dépilatoire" sur Google. Je scrolle, je scrolle... je ne trouve rien de très convaincant, en tous cas de très "sérieux" sur un site sérieux sur mon cas particulier : brûlure avec arrachage total de l'épiderme.

Je cherche alors quelle est la pharmacie de garde (on est dimanche, rappelez-vous) et heureusement que je suis à Paris car il y en a une pas très loin.

Là bas on me dit qu'il n'y a qu'une seule chose à faire pour le moment : des pansements au tulle gras, c'est à dire des compresses de gaze stériles imprégnées de vaseline. à 15€ les 10 (-_-). A changer tous les jours (je devais en réalité le faire matin et soir) en pensant entre 2 pansements à nettoyer la plaie avec de l’antiseptique (en spray car je ne pouvais pas toucher ma peau détruite sans risquer de la transformer en chair à saucisse).

Je vous passe les détails mais les 5 premiers jours, aucune cicatrisation n'était visible, voire même pire, ça se recouvrait d'une couche jaunâtre, ce n'était en tous cas pas joli joli à voir, et par hasard un soir j'ai croisé une infirmière à qui j'ai montré mon pouce et qui m'a dit que ce n'était pas tout à fait normal et qu'il valait mieux que j'aille voir un médecin. Parce que le derme était encore visible, rouge et suintant, et que l'épiderme ne semblait pas trop pressé de se reconstituer.


Je me suis dit que j'irai le lendemain et puis j'ai eu une illumination : la lumière rouge à 630 nm est cicatrisante.

Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?? Je connais bien le sujet, j'ai bossé dessus pour Talika, qui vend des devices de Light Therapy avec des LED de couleurs différentes pour traiter différentes problématiques de peau : rides, taches, boutons... Ils ne disent pas que la lumière rouge est cicatrisante parce que c'est un bénéfice d'ordre pharmaceutique et non cosmétique mais moi je le sais, j'ai vu les études, j'ai lu de la bibliographie scientifique à ce sujet, et j'ai déjà observé son efficacité sur une coupure profonde disparue en 8 jours chrono.

L'un des avantages du traitement par la lumière qu'aucun autre traitement cicatrisant n'a : elle ne nécessite pas de contact avec la peau. Tu places l'appareil à 2 cm de ta blessure et c'est bon.

C'est donc ce que j'ai fait ! Le soir même. 6 minutes d’affilée de Light Duo+ Talika réglé sur la lumière rouge.



Et vous ne me croirez peut-être pas, mais en une nuit, UNE SEULE NUIT, tout a changé : l'épiderme était revenu, certes très fin et encore rougi, mais bien mat, plus du tout luisant comme une muqueuse à vif. Hasard, coïncidence ou réel bénéfice ? Je penche pour un réel bénéfice, éventuellement doublé d'un peu de bon timing dans le processus de cicatrisation.

Ce soir là, j'avais également tenté d'appliquer un prototype de crème qu'un de mes clients est en train de développer, un truc tout simple avec un actif particulier dont j'avais déjà pu voir des avant / après issus d'une étude clinique et qui semblaient prometteurs. Je ne peux pas vous en dire plus mais cet actif semble être un régénérant cutané hyper puissant, donc j'ai essayé sur une microzone de pouce. Ça a picoté car la peau était encore à vif, donc je l'ai vite rincé. Mais le lendemain matin, comme l'épiderme était revenu, j'ai retenté la crème. Et là c'était bon. Pas de picotements.

Les jours d'après, j'ai suivi ce protocole, matin et soir :
  • Nettoyage de la plaie avec un spray d'Antiseptique Incolore Mercurochrome
  • Attente de 5 minutes pour que le produit agisse.
  • Spray d'Eau Thermale de Vichy (parce que les minéraux c'est bon pour aider à régénérer).
  • 3 minutes de lumière rouge Light Duo+ Talika.
  • Application de cette crème magique dont je ne peux pas encore parler (à commencer quand l'épiderme est un peu reconstitué, pas avant).
  • "Aération" de la blessure pendant 1 heure ou 2 dans un environnement propre (pas dehors ou dans le métro).
  • Pansement avec tulle gras.


1 semaine plus tard, tout était parfaitement cicatrisé. 

A part une rougeur qui persiste encore (on est 3 semaines plus tard). mais la peau est nickel, avec ses microsillons, alors que j'avais peur qu'elle ne reste lisse et un peu brillante comme ça arrive souvent avec la cicatrisation de blessures profondes. Je suis RASSUREE.
 
Aujourd’hui, j'ai abandonné depuis longtemps les tulles gras et les pansements, je continue avec Light Duo+ de Talika, l'eau thermale Vichy et la crème magique. Et j'ai ajouté à ma routine cicatrisation le Cicafalte de Avène, un bon classique pour cicatriser quand la peau n'est pas à vif tout en l'isolant de l'environnement extérieur, qui fête d'ailleurs ses 15 ans cette année.

Voilà.

Vous savez quoi faire maintenant quand vous vous brûlez à la cire chaude !

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PS : je ne comprends toujours pas pourquoi la cire a surchauffé cette fois-là, je ne vous déconseille pour autant pas du tout la Cire Divine de Nair, elle reste la meilleure du marché, je pense que c'est plutôt mon four qui a déconné.

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jeudi 27 octobre 2016

L'INDEPENDENCE

Il y a 5 ans (= 1 siècle en temps blogosphérique), j'avais écrit un article sur la dictature de l'annonceur limitant fortement la liberté des journalistes beauté. "Sauvons les journalistes beauté", qu'il s'appelait cet article.

(oui, j'ose les références grand écart ;p)

Il a dû être linké quelque part récemment car il est remonté dans mon Top10 des articles les plus lus de la semaine. Et du coup... je l'ai relu. (ici)

Et j'ai lu les commentaire aussi (vous aviez été prolifiques).

Dans ces commentaires, nombre d'entre vous pointaient du doigt un début de perte d'indépendance parallèle chez les blogueuses beauté (... et mode, lifestyle, maman, jeux vidéos, geekeries... et blogueurs au masculin bien sûr).

Depuis 5 ans, de l'eau a coulé sous les ponts. Je pourrai toujours écrire ce même article sur la presse beauté ET je pourrais aussi écrire quasiment le même en remplaçant juste "journaliste" par "blogueuse". 

Parce que la donne a changé : un certain nombre de blogueuses vivent réellement de leur blog aujourd'hui. Ce qui n'était pas vraiment déjà le cas à l'époque (juste un peu d'argent de poche).

Certaines jeunes filles (et garçons - qu'est-ce que je suis sexiste et caricaturale dans ce post... mais je vais continuer comme ça pour simplifier) se lancent même dans la Blogoyoutubosphère en projetant d'en vivre, limite avec marketing mix, business plan et tout et tout. Et les ados pensent que "youtubeuse beauté" c'est un métier (... ah oui, mince, ils ont raison c'en est un, même si ce job est à peine plus fréquent que celui de ministre de la République) (... parce que ne vivre que de sa chaîne n'est pas donné à tous, rappelons-le pour limiter de violentes désillusions à ces wannabe influenceurs - en général on ne gagne rien ou juste de quoi s'offrir quelques palettes Naked).

Bloguer est devenu tellement "professionnel" que j'ai vu passer un drôle d'échange sur Twitter il y a quelques jours : une blogueuse qui déplorait, après avoir été sollicitée par une marque pour découvrir un produit, que la marque n'aie plus envie de le lui envoyer parce qu'elle avait demandé en échange une rémunération.

Ce qui reviendrait presque à dire, si j'extrapole (même si je pense que ce n'est pas le cas de la blogueuse en question que je respecte totalement), que toute sollicitation par une marque doit forcément être rémunérée (je rappelle que pour la presse traditionnelle on envoie parfois des produits mais que la journaliste n'est pas obligée d'en parler, ni n'est d'ailleurs rémunérée par la marque pour le faire si elle le fait... exception faite des annonceurs, indirectement), voire si je force un peu le trait (ou pas tant que ça ?) qu'il peut n'y avoir que des publications monétisées sur un blog ou une chaîne. 

Plus grand-chose de vraiment spontané, quoi. Tout est calculé. Biaisé. Plus grand-chose des blogs "journaux intimes" ou "partages d'expériences" désintéressés des débuts (hashtag dinoblogeuse hashtag vieille réac qui ne sait pas vivre avec son temps).

On ne lit plus la girl next door mais un magazine léché et sponsorisé. 

Tout cela me rappelle d'autres anecdotes, que j'entends ça et là via les agences et marques. Je vous en relate quelques unes pour vous faire marrer (ou pas).
Ces filles qui tiennent (tenaient :p) une chaîne Youtube et dont l'agent envoyait des mailings aux marques et agences de relation presse/blogs en disant qu'il restait de la place pour les "Favoris du Mois" et que si on voulait y placer un produit c'était tant. ("Favoris" de mes FESSES, oui !!!)

Ces influenceuses qui acceptent de recevoir un produit pour test sans rémunération et quand on les recontacte pour savoir ce qu'elles en ont pensé, te répondent oui j'aime beaucoup et si vous voulez une publication ça serait avec plaisir mais c'est tant. (où est l'honnêteté d'annoncer la couleur AVANT d'accepter un simple envoi produit ?)

Ces youtubeuses qui demandent de tester 10 produits (10 produits !) et quand tu les relances 3 mois après, te répondent par un mail formel pré-formaté digne d'une réponse négative de DRH que oui mais non, malgré la qualité de blablabla, AUCUN produit ne leur a convenu. Aucun. Zéro. Sur dix. (... et parallèlement elles prévoient des "Favoris du Mois" avec des produits qu'elles n'ont pas encore essayé mais qu'elles adoreront parce qu'elles sont rémunérées pour)
Et grand classique, ces filles qui "omettent" de préciser qu'un post, une vidéo ou une photo Instagram est rémunérée. (que la jeune Youtublogueuse / blogueuse mode est tête en l'air !...)
Des pratiques pour lesquelles vous n'êtes certainement pas dupes, chers lecteurs, mais quid des pré-ados de 12 ans et demi ? Et quid de l'essence des réseaux sociaux, de l'information désintéressée, du partage d'expérience ? De l'indépendance rédactionnelle ?

Alors attention, je ne dis pas qu'une influenceuse (ce mot... -_-) ne doit pas être rémunérée pour son travail, et même au contraire. Et d’ailleurs, à l'inverse, les marques et agences abusent vraiment VRAIMENT parfois en les prenant pour des médias bêtes, gratuits et corvéables à merci (ceci étant un autre sujet).

Moi-même je commence à penser me faire rémunérer de temps en temps, parce que ça me permettrait de consacrer plus de temps à mon blog versus mon vrai travail. Je n'ai donc rien dans l'absolu contre "l'annonceur" et la monétisation. Et je sais que vous ne remettriez pas en doute mon intégrité puisque je le ferais en toute transparence.

Les filles qui vivent de leur blog en gardant une certaine indépendance, en étant honnêtes sur les opérations sponsorisées (traquez les mentions "billet sponsorisé", "en partenariat avec telle marque", #Add sur Instagram...), il y en a. Beaucoup. Et c'est très bien. Elles méritent ces rémunérations occasionnelles, car elles ont un média qui plait, de l'audience en adéquation avec la cible des marques qui les sollicitent, elles convainquent leurs lectrices d'acheter les produits qui les ont séduits... Les annonceurs les utilisent comme support publicitaire, donc qu'elles soient rémunérées de temps en temps, c'est tout à fait normal.

Mais purée de pois cassé : il y en a quand même trop qui abusent de la crédulité potentielle des lecteurs pour se faire toujours plus de sous. Et qui d'ailleurs parfois n'en ont carrément rien à f... de leurs lecteurs.

Bref. Je suis à mon tour en train de me plaindre publiquement de la blogosphère... J'écris même un billet "coup de gueule" !!! ;) Je ne l'avais pas prévu, c'est juste ce billet de 2012 qui m'a fait réagir à chaud. :)

Donc voilà. En 2016, certaines blogueuses et youtubeuses sont à la solde des annonceurs, tout comme le sont déjà contre leur gré les journalistes beauté. Pas toutes mais quelques-unes quand même et notamment parmi "les plus influentes". Et surtout - attention caricature et choc des générations !!, les plus jeunes sur Youtube (#pastaper).

Ces filles n'osent plus, hors opération sponsorisée, dire ce qu'elles pensent vraiment quand c'est un poil négatif. Ou n'en avaient d'ailleurs aucune intention (business is business). Au cas où la marque / l'agence pourrait en être offensée et ne pas / ne plus lui proposer de partenariat rémunéré.

Ces blogs et chaînes sous dépendance de l'annonceur deviennent des catalogues de publireportages.

C'est dommage.

La blogoyoutubosphère vaut mieux que ça. Non ?

Sauvons les blogueuses et youtubeuses beauté !!

A (re)lire aussi au sujet 
des relations blogs / marques :

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